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karibou
Description du blog :
L'aventure du Caribou
Catégorie :
Blog Blogzine
Date de création :
12.05.2007
Dernière mise à jour :
25.06.2007

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MuvMedia

MuvMedia

Publié le 15/06/2007 à 12:00 par karibou

Voile je me suis inscrits au coucour muvmedia. Je n'ai malheureusement pas eu le temps de faire un reportage vidéo ou radio. Je me suis donc lancé dans ce que je connais le mieux, l'écriture. Alors voici donc mon reportage autoportrait pour le concours muvmedia. Je me suis bien impréssionné. 1000mots en heure. Comme quoi il faut toujours laisser libre court à ses pensées.

ENJOY!!!!!!

Il faisait sombre et humide. Surtout Chaud ! Une terrible impression d’être forcé de prendre une décision que je ne voulais pas prendre. Puis un flash et une fessée à faire trembler la terre pendant deux semaines. Voilà ma naissance !

Puis des moments plus obscurs. Pas parce qu’il faisait noir ou que la lumière était éteinte. Simplement que ma mémoire n’était pas encore développer à ce moment de ma vie. Tel un éclair de sagesse, un choc alla changer mon esprit. Bien sûr je n’avais pas assez de sagesse dans ce choc pour me pousser à aller à la salle de bain. Et pourquoi l’aurais-je fait ? On le faisait pour moi ! Bref une lumière de connaissance frappa mon orgueil de bébé. J’appris à parler.

Mon premier mot ? J’aime imaginer que j’ai inventé le mot blagoul ou blublu et faire une histoire épique autour. Mais j’ai peur que des gens me poursuivre pour viol de droit d’auteur. Pour éviter toutes discordes, mon premier mot: Voyage.

Le temps continua à changer mon corps. En l’espace de quelques secondes je doublai ma taille en plus de soudainement pouvoir voyager à une vitesse considérablement plus rapide. Je venais de découvrir le moyen de locomotion le plus utilisé à cette époque avant l’arrivée de Big Brother : La marche.

En peu de temps je me lançai à la découverte du monde. Petit pas, par petit pas. Puis par foulées, par tricycle suivi du bigwheel (c’était pour impressionner les dames) je partis à la conquête du monde, en fait mon quartier, puisque je ne connaissais pas encore la définition du mot monde. Simple question de temps toutefois.

Mes parents incapables de contrôler mon désir de découverte m’achetèrent une télévision dans l’espoir que je cesse de me sauver de la maison. C’était l’erreur à ne pas faire. La première émission que je me rappel avoir écouter fût « La Course Destination Monde ». « Blanc dlieux ! » M’exclamèrent aux travers de ma bouche pleine de trous. C’est donc ça le monde. C’est donc ça la vie.

Un désir toujours aussi prenant, surtout dans les tripes, me força à prendre mon destin en main. Ainsi à force de demander à mes « vieux » de partir vers l’inconnu, je découvris la cité des lumières. Paris ! Cité des arts. Paris ! Cité de l’amour et de la bouffe. Paris ! Cité de mes rêves. Paris ! C’est pour la vie.

A partir de ce moment je savais que ma vie tournerait autour de deux mots : Avion et bagage. Malheureusement, je n’avais pas encore la force de caractère nécessaire pour partir à l’étranger seul. En fait c’était surtout ma maman qui ne voulait pas. Une histoire que je n’avais pas encore l’âge et que c’était dangereux pour un jeune homme, de 7ans, de partir seul. N’importe quoi !

Ainsi donc je travailla sur ma patience dans l’attente de pouvoir partir à nouveau dans des contrées lointaines. Pour passer le temps j’allais à l’école et je faisais du sport. Dans les moments les plus difficiles j’ouvrais un atlas au hasard pour trouver des villes que je ne connaissais pas. Pago Pago vous connaissez ?

Le temps continua à filler et mes désirs changèrent. Je voulais de l’argent pour m’acheter un vélo et des rollerblades pour impressionner les filles par mon physique de quart-de-dieu (Le cousin du frère de mon oncle s’appelle Jésus). Pendant un temps j’ai oublié mon rêve de partir à la conquête de la planète. Mais un film alla me rappeler à l’ordre : The Beach !

En voyant ce film je partis dans une illusion en plein réveil. Ma copine à cette époque aurait peu être nu sur moi en train de me dévorer avec un appétit sans fin, je ne l’aurais même pas remarquée. C’est tout dire. Surtout lorsque l’on à 16ans.

Les endomorphines et autres drogues naturelles sécrétées par l’organisme entouraient ma vue de ce film d’une aura indescriptible. Comme si on me donnait une grande gifle pour me dire : « Hey toi ! T’as oublié ton rêve ». A ce moment je savais que je me devais de partir à nouveau. Mais où ?

Trois autres années s’écoulèrent avant que la réponse ne me parvienne enfin. Emballée dans un plastique presque impossible à ouvrir sans l’aide d’un outil, une boîte cachait son trésor. Après des efforts sans noms et des crises sans contraintes, je parvins finalement à ouvrir la dite pellicule de plastique. Peu de temps après, le coffre était ouvert. Une lumière jaillit alors du centre du coffre avec insistance et violence. Couvrant mes yeux pour éviter des séquelles permanentes, je pris l’objet rond et le mis dans un appareil conçu expressément pour lui. Puis, d’un simple coup d’index, démarra la machine et vis pour la première fois l’Ecosse aux travers du film Braveheart. Cinq petites minutes suffirent pour avoir toute mon attention.

Je partis donc en l’an de grâce 2002 tel un conquérant vers les Highlands de l’Ecosse. Aucuns mots ne peuvent décrire ce que j’ai vécu à ce moment. Parfait bonheur serait ce qui s’en rapproche le plus. Mais l’Ecosse est petite et j’avais bien du temps devant moi. Je partis donc en direction de la France une nouvelle fois. Que d’expériences émouvantes. Que de souvenirs impérissables.

Je profitai au même au moment pour visiter d’autre pays : L’Allemagne, la Suisse, les Pays-Bas pour ne nommer que ceux-ci. Mais après trois mois, alors que les réserves sont à sec, que les vêtement ont pris une odeur un peu difficile à décrire et que les gens nous regardent bizarrement dans la rue parce qu’on ne s’est pas rasé depuis 2 mois, il est peut-être temps de rentrer.

Mais mon âme se promenait toujours en Europe lorsque mon corps chagrinait à Montréal. Je me devais de retourner pour la ramener, ou tout simplement rester avec elle.

Deux ans après mon premier voyage solo en Europe, je retournai sur le vieux continent. En Scandinavie cette fois lors d’un échange étudiant. Armé de mon gourdin et avec deux cornes sur le tête je passai complètement inaperçu dans le pays des Vikings. C’est ce qu’on appelle se mêler à la culture. Lors de ce voyage je deviens un super pote avec mon colocataire. En moins d’un mois nous avions fait les 400 coups ensemble. Course de vélo la nuit. Course de vélo sur verglas. Et j’en passe. Mais toutes les bonnes choses ont une fin.

Je rentrai donc au Canada une seconde fois, toujours sans mon âme qui avait réussi à m’échapper lors d’une compétition de beuverie à l’université de Lulea. Petit coquine. Il fallait donc à tout prix tenter de l’attraper à nouveau.

Et c’est ainsi, que pour une troisième fois, je partis en France. Cette fois c’était la bonne. Cette fois je savais que mon âme et moi-même ne redeviendront qu’un.

Je rejoignis mon ami de la Suède à Auxerre. Je trouva mon premier emploi après l’université en Bourgogne et trouva en même temps mon premier grand amour.

Elle était parfaite, sublime, attentionnée, douce, charmante…. et elle sentait bon. Une vraie française. Nous découvrîmes le vin et la bonne nourriture. Notre but commun pendant un certain temps. Manger dans tous les restaurants d’Auxerre. Nous adorions partir vers l’inconnu. « Prends à gauche » qu’elle disait. « Maintenant à droite » continua-elle. Et moi après des heures de route je demandai simplement « Nous sommes perdus n’est ce pas ?». « Oui et alors » me répondait-elle avec son regard de fée qui cachait une véritable Amazone à l’intérieur. Avec mes histoires autour du monde, nous n’avions pas besoin de télévision ni même de radio pour s’amuser. J’étais tombé amoureux avec ce que la France a de plus beau à offrir. Jacques Cartier (Mon Arrière, Arrière….. Arrière……. Arrière beau-frère) aurait été fier de moi.

Mais une terrible nouvelle alla changer ma vie à jamais. Je perdis mon emploi et fût contraint de rentrer au Québec. Ma déception et mon chagrin étaient immenses. Napoléon après sa défaite à Waterloo devait être aussi peiné que moi. Ironique vous direz car ma charmante demoiselle était d’origine Corse.

Cette fois mon cœur et mon âme sont restés en France. Il faut que j’y retourne une dernière pour finalement former un tout.


Karibou saying hes horns are swelling



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